Décryptage · 15 mai 2026 · 5 min · Romain Baheux

CO2 au bureau : l'ennemi invisible de la concentration

Le CO2 est le premier signe qu'un espace est mal ventilé. Facile à mesurer, souvent ignoré. Les études cognitives sont sans équivoque sur ce qui arrive au cerveau au-delà de 1 000 ppm.

Mesure du taux de CO2 et concentration au travail en bureau

Un gaz inodore, un effet bien documenté

Le dioxyde de carbone (CO2) est naturellement présent dans l'atmosphère à environ 420 ppm (parties par million). Dans un bureau fermé, sa concentration monte rapidement dès que des personnes s'y trouvent : chaque occupant émet entre 15 et 20 litres de CO2 par heure. Sans renouvellement d'air suffisant, un open space ordinaire dépasse allègrement les 1 000 ppm en quelques heures. Une salle de réunion avec huit personnes peut atteindre 3 000 à 4 000 ppm en moins de 30 minutes.

Le CO2 n'est pas toxique aux concentrations habituelles dans les bâtiments, mais il est le marqueur fiable d'une ventilation insuffisante, ce qui signifie que tous les autres polluants (COV, particules, bio-contaminants) s'accumulent aussi. Et à lui seul, il produit des effets mesurables sur le cerveau.

Les seuils critiques documentés par la recherche

L'étude COGfx publiée dans Environmental Health Perspectives (Harvard T.H. Chan School of Public Health, 2015–2016) est la référence sur le sujet. Des cadres ont réalisé des tests cognitifs dans des environnements contrôlés à différents taux de CO2 :

En France, l'ANSES retient 1 000 ppm comme valeur guide de qualité de l'air intérieur. Le Code du travail impose une concentration maximale de 1 000 ppm dans les locaux à occupation continue et de 1 300 ppm dans les locaux à occupation discontinue. Des seuils que la plupart des bâtiments tertiaires dépassent régulièrement.

Salles de réunion : les points chauds à surveiller

La salle de réunion est l'endroit le plus problématique du bureau. La combinaison d'un volume réduit, d'un fort taux d'occupation et d'une ventilation souvent sous-dimensionnée crée un cocktail défavorable. Lors d'une réunion de 10 personnes dans une salle de 30 m², le taux de CO2 peut dépasser 2 500 ppm en 20 minutes si les portes restent fermées et la ventilation est insuffisante.

Les conséquences, les participants les connaissent sans en identifier la cause : somnolence, difficultés à se concentrer, maux de tête en fin de session, sentiment que « la réunion n'a pas avancé ». Ce n'est pas la motivation qui manque. C'est l'air.

Comment mesurer le CO2 dans vos locaux

La mesure du CO2 en temps réel est aujourd'hui accessible et peu coûteuse. Un capteur de qualité professionnelle, correctement positionné (à hauteur des voies respiratoires, à distance des bouches de soufflage), vous donne une image fidèle de la ventilation réelle de chaque zone. Les points à surveiller en priorité :

Corriger le problème : ventilation et purification active

Lorsque le taux de CO2 révèle un problème de ventilation, deux actions sont complémentaires. La première consiste à améliorer le renouvellement d'air (révision de la VMC, ouverture programmée des fenêtres, systèmes de récupération de chaleur). La seconde, indépendante, consiste à traiter l'air en place avec une solution de purification active, ce qui capte simultanément les COV, les particules et les bio-contaminants que la ventilation ne peut pas éliminer seule.

OXYLON intègre une technologie Chlorella vivante + UV-C qui réduit de 79 % les COV et de 99,9 % les bio-contaminants en continu. ZEPHYR, le capteur connecté de Bioteos, mesure le CO2, les COV, les PM2.5 et PM10 en temps réel par zone, avec un tableau de bord accessible depuis n'importe quel navigateur. Ensemble, ils permettent de mesurer, comprendre et corriger la qualité de l'air sans travaux lourds.

Mesurer le CO2 dans vos bureaux

ZEPHYR installe en 10 minutes et transmet les données en temps réel. Un échange de 20 minutes pour cadrer votre situation.

Demander un audit